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Technique
Le
18 décembre 2010
Le coup d’aviron
Le geste du rameur est un geste continu, et répété sans à
coup pendant un peu plus de 200 fois au cours d’une compétition.
Un aviron est un levier mu par le rameur et la force exercée
met en mouvement le bateau.
Dans le principe du levier il y a un point
fixe : à une extrémité de l’aviron la partie immergée ou palette, à
l’autre bout de l’aviron le rameur qui exerce sa force sur ce levier et entre
les deux : la dame de nage, élément solidaire du bateau et par où se
transmet la force motrice.
Une des difficultés consiste donc à transformer l’élément
liquide sur lequel s’exerce la poussée du rameur via la palette de l’aviron en
point fixe !
Dans sa continuité, le mouvement du rameur de pointe ou de
couple de décompose en 4 phases :
l’attaque, la passée dans l’eau, le dégagé et le retour sur
l’avant.
  
   
Pour réaliser ce geste, le rameur a les pieds fixés dans les
barres de pieds et se déplace sur la coulisse d’arrière vers l’avant du bateau
et inversement.
L’attaque,
Le rameur est genoux pliés, la coulisse vers l’arrière du
bateau, les épaules relâchées, les mains sur les avirons, les palettes de ou
des avirons sont immergées, sans enfoncement dans l’eau.
L’avancement est réalisé conjointement par une pression des
jambes sur la coulisse, et une traction
des bras. L’ensemble des forces exercées sur l’aviron va faire avancer le
bateau.
L’exécution de cette phase exige que :
Les bras et mains décrivent un mouvement horizontal et les
palettes restent immergées à hauteur constante pendant toute cette phase
Au départ c’est le moment ou l’effort est maximal pour
vaincre l’inertie du poids du bateau et du rameur, et ou le point d’appui dans
l’eau est le plus facile à réaliser,
ensuite en phase d’avancement l’attaque et l’efficacité maximale visent
à créer le plus rapidement possible un point d’appui dans l’eau sans glissement
de la palette dans l’eau.
Personnellement lorsque j’ai été initié à l’aviron, pour
transmettre l’idée d’entretenir un mouvement d’avancement on comparait ce geste
à l’usage du cerceau de nos grands ou arrières grands parents.
La passée dans l’eau
C’est la phase qui permet l’avancement du bateau.
L’aviron a été calé à la prise d’eau, la palette est à la verticale.
Les 2 jambes poussent instantanément et la force maximale
exige une poussée longitudinale
En début de mouvement, les bras sont tendus, l’accélération
se transmet avec la flexion des bras, et
avec les mains à partir du moment où elles passent au dessus des genoux.
La palette ne bouge pratiquement pas dans l’eau, la traction
se fait dans un mouvement horizontal des mains!
C’est la phase propulsive du coup d’aviron.
La position des mains sur l’aviron est importante, ce sont
les phalanges et non la paume de la main qui tiennent l’aviron !
L’aviron n’est pas une poignée de mobylette !
Le dégagé
La phase d’attaque va créer un point d’appui dans l’eau qui
va se caractériser par un bourrelet d’eau
devant la face interne de la palette et une dépression en face externe.
En fin de coup, les jambes sont tendues, les épaules en
arrière du bassin, les coudes vers le bas et le long du corps, les mains
touchent pratiquement le tronc.
La dépression crée derrière l’aviron va faciliter la phase
de dégagé qui s’effectue par un abaissement des mains dans un plan vertical.
Dans le même temps un mouvement est effectué par les mains
sur l’aviron avec pour objectif de mettre la palette à l’horizontale afin
d’exercer une moindre résistance à l’air et ne pas freiner l’avancement.
La coulisse ne bouge bas, le tronc reste dans la même
position, seuls les bras relancent l’aviron jusqu’à être tendus au niveau des
genoux : fin de la phase de dégagé !
Le retour ou phase de
replacement
Sans précipitation, un basculement du tronc s’opère, il
dépasse la verticale du bassin, les jambes ramènent la coulisse vers l’arrière
du bateau sans précipitation, à la limite la coulisse reste fixe et c’est la
coque du bateau qui glisse dessous.
Un retour trop précipité freine le bateau en transférant
trop brutalement le poids du rameur dans le sens inverse de l’avancement.
En phase de replacement, une fois passé le niveau des
genoux, les bras sont tendus, l’aviron est
remis peu à peu en position d’attaque, à la verticale jusqu’à être prêt à enchainer sans heurt avec une
nouvelle attaque et une entrée dans l’eau qui s’effectue par un mouvement
vertical des mains.
En pratique pendant l’enchainement de ces phases, les mains
décrivent un rectangle.
Ces phases sont également rythmées par la respiration !
Inspiration à l’attaque, expiration au dégagé, nouvelle
inspiration et expiration pendant la phase de retour et récupération.
La vitesse du bateau ne tient pas à la rapidité avec
laquelle ces gestes sont effectués mais au rythme qui est donné dans leur
exécution.
Après ces quelques conseils, il ne vous reste plus qu’à les
mettre en pratique sur l’eau !
L’objectif est que la pratique et l’enchainement deviennent
naturels, afin d’être à l’aise en bateau !
Ensuite à vous les grands espaces, les plaisir simples d’un
beau bouillon ou d’entendre la coque chanter, les bords à bords serrés, la joie
de la victoire, le plaisir de s’être bien battu, et ,de retour au ponton,
partager ces moments que seuls ceux qui les vivent peuvent comprendre et
apprécier !
Que du bonheur ! On en parle ??
Hubert de Tribord de La Viron
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